Une main tendue aux créateurs d'entreprise
Lorsqu'on veut monter son affaire, il vaut mieux « être accompagné » pour donner à son projet plus de chances de réussite. C'est le message de la journée régionale des opérateurs de la création et de la reprise d'entreprise, qui s'est tenue hier à Mittelwihr.
Organisée par la chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI), la rencontre a réuni l'ensemble des partenaires en Alsace qui accueillent les porteurs de projet.
Entre 2002 et 2004, le nombre des créations a progressé de 16% par an en Alsace. « Les lois Dutreil expliquent cet élan. La première a été un élément déclencheur, et la seconde, tournée vers les transmissions, apporte de réelles innovations avec la possibilité donnée aux candidats repreneurs de louer des parts sociales », analyse Didier Henner, chef de projet à la CRCI.
Particulièrement dynamique
En 2000, 2 700 entreprises sont nées ou ont été reprises, contre 3 300 aujourd'hui. L'Alsace se montre particulièrement dynamique dans les services aux entreprises, qui représentent 32% de cette croissance, devant la construction (30%) et le commerce (29%). Cela dénote un changement d'état d'esprit. De 1993 à 2000, l'esprit d'entreprise était un peu faiblard. Calquée sur la moyenne nationale, l'augmentation des créations dans la région tournait entre 0 et 3%. Elle a explosé en 2002 avec un pic de 24% en 2003. « L'Alsace a cherché à combler son retard, et le battage médiatique autour du slogan « je crée ma société à 1 € » a fait mouche. Au point que la CRCI a demandé qu'on le mette un peu en sourdine », indique Didier Henner.
Car la viabilité des affaires est une autre paire de manches. « Une entreprise nouvelle sur deux ne passe pas le cap des cinq ans. Pour les projets ayant bénéficié d'un accompagnement et d'un suivi des chambres consulaires, le taux de succès est au moins de 85% en Alsace », fait valoir le représentant de la CRCI. Hélas, trop peu candidats entrepreneurs s'adressent à ces opérateurs spécialisés pour les aider à monter un projet (business-plan, formalités...) qui tient la route. « 43% des gens qui créent leur boutique le font sans aucune aide, sinon le cercle familial ».
Hier, « les accompagnateurs » du réseau consulaire ont réfléchi aux moyens d'être plus efficaces dans leur mission d'assistance.
I. N
© Dernières Nouvelles D'alsace, Samedi 01 Octobre 2005. - Tous droits de reproduction réservés
