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Le centre de Mittelwihr - 16 rue du Bouxhof - 68630 MITTELWIHR
La myrtille a l'avenir devant elleLe syndicat des producteurs de myrtilles a organisé hier après-midi une visite chez Bernard Gsell, à Sigolsheim.(Photo DNA-Bernard Schmidlé)

La myrtille a l'avenir devant elle

Connue pour ses bienfaits pour la santé, la myrtille est encore peu valorisée en grandes surfaces. Les producteurs sont disposés à répondre à une demande croissante.


Sur 1 500 tonnes de myrtilles issues des cultures en France, 1 200 sont vouées à l'export (Allemagne, Grande-Bretagne), en raison de la précocité de la maturation. Les importations (5 000 tonnes par an, en provenance de Pologne ou d'Allemagne) ne représentent donc pas une concurrence négative pour les producteurs français qui souhaiteraient une meilleure mise en valeur de ce « petit fruit » dans les rayons des grandes surfaces.

 

 « La myrtille présente bien des qualités, estime Bruno Billotte, président du syndicat des producteurs français, en congrès hier à Mittelwihr. Elle se conserve facilement au froid et au congélateur. La plante, rustique et simple, pousse facilement, dans un espace réduit, en terre acide (terre de bruyère). Ce fruit bleuté peut être consommé sans restriction, notamment par les diabétiques, car pauvre en sucre. »
  Riche en antioxydants et en vitamine C, cette variété d'airelle, appréciée en Amérique du nord depuis les années 20, introduite en Allemagne en 1985, est connue pour son action positive sur la vue et comme élément anticancéreux et anti-inflammatoire.


Une appellation à défendre


« L'Alsace et le département des Vosges comptent une vingtaine de producteurs, mais la plus importante région de culture est désormais le Massif Central et les Landes, indique Bruno Billotte. Avec 3 à 4 000 ha seulement, y compris la Pologne, l'Europe fait pâle figure en comparaison des États-Unis (25 000 ha). »
 Sur son exploitation fruitière de 30 ha, Bernard Gsell, producteur à Sigolsheim, cultive 4 ha de myrtilles, destinés à la vente directe ou à la libre cueillette. Comme ses collègues, il est décidé à défendre l'appellation « myrtille », que l'administration française commence à contester, en faveur du « bleuet » adopté souvent en Alsace, suivant en cela l'exemple canadien, les Vosgiens préférant pour leur part le « bluet », ou encore mieux « brimbelle ».

L.R.


© Dernières Nouvelles D'alsace, Dimanche 20 Mars 2005.. Tous droits de reproduction réservés



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